Le voyageur El-Hocine el-Wartilani

Posté par Rabah Naceri le 1 juin 2008

 

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Comité de programme :

  • Cheikh Bouamrane (Haut Conseil Islamique. Alger)

  • Djamil Aïssani (Association Gehimab. Bejaia . Coordonnateur)

  • Tahar Aldjet (Zaouia de Tamokra)

  • Saîd Chibane (Université d’Alger)

  • Tilman Hannemann (Université de Brême)

  • Dahbia Abrous (Université de Bgayet)

  • Fanny Colonna (C.N.R.S Paris)

  • Abdelmalek Danoune (Université de Annaba)

  • Jonathan Katz (Oregon University)

  • Allaoua Amara (Université de Constantine)

  • Judith Scheele (Université d’Oxford)

  • Tassadit Yacine (E.H.E.S.S  Paris)

  • Salah Baïzig (Université de Tunis)

  • Kamal Chachoua (CNRS. Aix en Provence)

  • Amar talbi (Université d’Alger)

  • Fodil Cheriguene (Université de Bgayet)

  • Maria Angels Roque (Iemed Barcelone )

  • Slimane Hachi (C.N.R.P.A.H . Alger)

  • Zinedine Kacimi ( Institut des Qira ‘at . Alger)

  • Salem Chaker (Inalco. Paris)  Younès Adli (Tizi Ouzou)

  • Anna Maria Di Tolla (Université de Naples)

  • Adda Bentounès (Université de Mostaganem)

  • Abdelkacem El Khatir (IRCAM . Rabat)

  • Nouria Remaoune (C.R.A.S.C. Oran)

  • Djamal Eddine Mechehed (Association Gehimab. Bgayet)

  • Mustapha Haddab (Université d’Alger)

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Le rayonnement et l’héritage spirituel d’al-Wartilani

Saddek Bala. Université de Bgayet

Al-wartilani Sidi El-Hocine est l’un des grands maîtres soufis de l’Algérie du 18ème siècle. Son parcours dans la Voie s’apparente beaucoup plus à celui Cheminant (sâlik). Et son cheminement se base sur la conformité aux préceptes religieux. Ainsi, il affirme : » la vérité (Al Haqîqa) est le cœur (lubb) de la loi (al-sharî’a)  et autre chose n’est que innovations blâmables (wa ghayru dhâlika min al-bid’a). Rihla 179.

Héritant d’abord de son milieu familial une éducation spirituelles et religieuse, il devint lui-même un maître incontesté et passeur des enseignements soufis. Il mena une quête spirituelle à travers ses voyages dont les plus importants sont ceux du pèlerinage. Son parcours va de la simple croyance à celui d’ouverture spirituelle (al-fath) et de la contemplation (mushâhada). Il a même atteint la station pôle manifesté (Qutb wadhih). Concernant son rattachement à la Voie, il se lie à une chaîne initiatique multiple, une des spécificités du soufisme de l’époque ottomane, et à des maîtres qâdiri, shâdhîli, khalwatî, naqshabandî, ayyubî, … Il se dit shâdhili et autorisé à transmettre et à initier les novices dans la Voie khalwati.

En plus des pratiques de l’invocation et des pratiques cultuelles, al-Wartilani prône un soufisme au service de la société. Il dit par exemple : « saches que la sainteté la plus noble et la plus élevée est celle qui prend en charge les soucis et les préoccupations des musulmans. Elle est intégrée dans l’héritage prophétique sur terre, dans la défense de la religion , la sauvegarde de la Voie, la maîtrise du savoir et du travil » Rihla p. 691

Son voyage en quête spirituelle est effectué dans le strict respect des règles de convenance pour le voyage, telles qu’elles sont énoncées par Abî Hamad et Ibn Arabî. Son rayonnement se perpétue à travers son œuvre, ses faveurs divines et l’enseignement des maîtres soufis.

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Bejaia d’après les récits des voyageurs médiévaux et modernes 

Salah Baizig. Université de Tunis

La plupart des voyageurs qui ont parlé de Bejaia l’ont visitée. Je cite les principaux Muhammad al-Abdari en 688 / 1289 et en 725/1325, Khaled al-Balawi en 736/1336 et en 740/1340, Abd al-Basit Ibn Khalil en 868/1464 et en 871/1466, Abul-Hassan al-Tamqaruti en 997/1589, André Peysonnel en 1136/1724 et Al-Hocine al-Wartilani qui se rendait fréquemment à Bejaia et qui l’a visitée au cours d-e son voyage en 1179/1765-1766.

Le voyageur belge Adorne, qui était en Ifriqiya en 874/1470, a parlé de Bejaia alors qu’il ne l’a jamais visitée.

L’importance et la nature des données fournies par les voyageurs varient d’un récit à l’autre. L’image globale de Bejaia est brillante à l’époque médiévale aux yeux de tous les voyageurs aussi bien ceux du moyen âge que ceux de l’époque moderne.

Une analyse plus poussée nous donne une image plus spécifiée. Elle nous présente La Bejaia médiévale comme étant un grand centre urbain et un grand centre du savoir. Les voyageurs de l’époque moderne avaient tendance à mettre l’accent sur le passé glorieux de Bejaia, en particulier les voyageurs maghrébins. Le moyen âge fut pour eux l’époque de référence pour définir la ville de Bejaia. C’est parce que Bejaia a régressé depuis la conquête espagnole en 1509-1510.

On note que les voyageurs modernes occidentaux, Laurent d’Arvieux, A. Peysonnel, Th Shaw et aussi le marocain al-Hassan al-Wazzân (Léon l’Africain) faisaient une description générale naturelle et humaine, alors que les deux voyageurs maghrébins al-Tamqaruti et al-Wartilani n’avaient pas les mêmes préoccupations. Ils se sont intéressés particulièrement à la vie religieuse et aux saints. Cet intérêt est encore plus remarquable chez al-Wartilani au point que sa Rihla peut-être considérée comme étant un florilège de vies de saints médiévaux et modernes en particulier ceux de zwawa et de Bejaia et comme étant de l’expression de l’indignation contre les bidâa , pratiques non-conformes au shar . N’est-ce pas parce que lui-même était faqih ?

L’image dominante de Bejaia était donc celle d’un grand centre urbain aux époques Hammadites, almohades et Hafsides. En effet, Bejaia avait des fonctions centrales multiples, c’est-à-dire des fonctions diverses pouvant promouvoir toute la ville ou l’un de ses quartiers. Ces fonctions étaient multiples à Bejaia à l’époque médiévale, en particulier la fonction politique et administrative (capitale d’Etat ou capitale Régionale) et la fonction portuaire.

Bejaia a connu une extension urbaine continue jusqu’à la fin du 9ème siècle et elle a dépassé les murailles par ses cinq faubourgs.

Bejaia, en temps que centre urbain, a impressionné les voyageurs médiévaux. Elle les a impressionné aussi par le grand nombre des ‘Ulamas. Ainsi elle présenta l’image d’un grand centre du savoir etb d’enseignement. Al-‘Abdari s’est arrêté à Bejaia pour rencontrer ses Ulamas. Al-Tamqaruti  et al-Wartilani rappellent les noms des ‘Ulamas illustres du beau vieux temps de Bejaia c’est-à-dire le moyen âge. Cette image globale est complétée par des données éparpillées sur le site et le rôle économique de la ville.

D’abord on retrouve souvent des expressions concernant l’importance du site naturel. La ville était protégée par les hauteurs et tournées vers la mer. Toutefois, elle n’était pas isolée de l’espace terrestre. Au contraire, nos voyageurs montrent qu’elle était bien reliée au reste du Maghreb, au Machreq et aux pays du Sudan vu qu’elle était située sur l’axe est-ouest et l’axe nord-sud passant pas Constantine et Biskra.

Les récits des voyageurs comme la plupart des sources arabes donnent rarement des renseignements directs sur l’histoire économique. Cependant, ils sont très utiles pour compléter le schéma des directions commerciales. Elles sont en tous cas précieuses parce qu’elles complètent d’autres sources ou elles sont complétées par elles.

Bejaia, à l’époque médiévale, ne parait dans ces récits que comme une grande ville active sans malaise ni problème. Pourtant les livres d’histoire, de biographie, de géographie, de jurisprudence etc, nous dévoilent les conflits politiques, les désastres naturels (épidémies, sècheresse), les contradictions sociales, etc.

Dans ces voyages, l’image brillante de La Bejaia médiévale se contredit avec l’image sombre de La Bejaia moderne vivant avec la nostalgie du passé.

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Vendredi 30 mai (Casbah. Bgayet) 

Le colloque s’est achevé au niveau de la magnifique bibliothèque de la Casbah de Bgayet par la tenue d’un Workshop sur les Manuscrits  (à Afniq n’Ccix Lmuhub – Tala Uzrar) organisé dans le cadre du projet Euro-Méditerranéen Aristhot (sciences en Méditerranéehttp://www.aristhot.eu) et du projet de recherche : Modes de production et de transmission de la culture dans les sociétés  Berbères - http://www.fsp.maghreb-france.msh-paris.fr)

La problématique concernera en premier lieu les Manuscrits de langue Berbère de la Kabylie.

Conférenciers: Tassadit Yacine (EHESS, Paris), Djamil Aïssani (Gehimab, Bgayet), Sonia Dayan-Herzbron (Université Devis Diderot, Paris 7), Abulkacem El Khatir (Ircam, Rabat), Vermondo Brugnatelli (Université de Milan), Filippe Ronconi (Paris), Djamal Eddine Mechehed (Gehimab, Bgayet), Anna Maria Dijolla (Université de Naples), Amara Allaoua (Université de Constantine), Zinedine Kacimi (Institut des Qira’at, Alger).

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3 Réponses à “Le voyageur El-Hocine el-Wartilani”

  1. e dit :

    Bonjour,

    J’ai l’honneur de venir vers vous dans le cadre d’une recherche d’ouvrage.
    il est question de la Rihla Al Wartilani, duquel je recherche un exemplaire, voire si elle existe une traduction en français.
    Vous en remerciant par avance.
    Cordialement,

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