Saïd Mekbel

Posté par Rabah Naceri le 11 janvier 2008

 

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Lundi 03 dec 2007

Bgayet continue toujours de pleurer son fils chéri. Que son âme repose en paix !

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Voilà treize ans, le 3 décembre 1994, était assassiné Saïd Mekbel, l’âme du Matin. Il partit, Saïd, ce voleur qui…, il nous quitta en laissant plus de mille billets. Des chroniques : « El Ghoul », « A belles dents », « Mesmar J’ha », en passant par des interviews imaginaires, des écrits dans El Manchar, Baroud ou encore Rupture. Son fils Nazim écrivit, en 2004, un hommage que nous reproduisons ici, car il n’en est pas de plus éloquent.

De ses écrits, il dira : « Je ne comprends pas grand-chose à ce qui se passe… J’essaie de faire en sorte de ne pas être avec et pour ceux dont la vocation est de former puis dresser des troupeaux… dans le respect bien compris de cette liberté individuelle. » Ses billets abordaient tout ce qui touchait le pays, avec quelques rares allusions à son propre vécu, quand il écrit par exemple : « On a connu un DG qui, le jour où il devait quitter son fauteuil, régla ses comptes… en signant des décisions dont l’exécution était laissée à son successeur. Pour l’anecdote, cela se passa juste avant octobre 1988… » Mais c’est « Double Casquette », parue à la une du premier numéro d’Alger Républicain 1989, qui signe son retour à la presse, il demande alors à Chadli de choisir entre la présidence du FLN et celle de la République : « D’aucuns souhaitent que le président de la République abandonne la présidence du FLN. » Il reprend en 1991 : « De la stature de notre Président, ne retiendrons-nous donc que le côté Chadli mini ? » Pour le Premier ministre Hamrouche, il aura cette petite remarque : « Il apparaît avec un chapelet de prière à la main… qui pourrait bien annoncer… le ralliement… la complicité. » Puis il se demandera quelle différence il y a entre « Hachani disant : quand nous serons au pouvoir, les journalistes nous rendront des comptes…, et cette personnalité du pouvoir : dorénavant, les journalistes devront arracher la liberté de la presse ». Au cheikh du FIS, conseillant de se préparer à changer les habitudes vestimentaires et alimentaires, il répondra : « … Je vous incite en toute fraternité à aller… vous rhabiller. » A l’arrivée de Boudiaf, « le brasseur d’argile » pour certains, il note l’absence de ses compagnons de guerre, Aït Ahmed, Ben Bella, Bitat, en précisant : « Ce morceau de datte qui est recraché… signe qu’une certaine Algérie lui est restée en travers de la gorge. » De Bouteflika, il aura cette prémonition : « …. Avoir gardé le silence pendant quatorze années pour un homme politique de l’envergure de Bouteflika, c’est plus qu’une erreur, c’est une faute grave que nous risquons peut-être d’endosser, car après quatorze années d’abstinence verbale, s’il est désigné comme Président, il aura tellement de choses à raconter qu’il en oublierait peut-être notre envie de parler. » Concernant le passé de la presse, il écrira : « Nous avions montré beaucoup de générosité dans l’attaque contre certains hommes qui sont aujourd’hui devenus notre honneur… Pour que nous ne recommencions pas les mêmes erreurs. » Puis à certains qui proposent la création d’un comité d’éthique, il répondra : « Chacun de nous est libre de se baigner dans ce qu’il veut… mais je crains les moutons de notre profession… Ceux qui retournent la veste, ceux qui s’agenouillent et se prosternent, offrant aux nouveaux maîtres ce petit trou de balle qui leur sert de nombril et qui a déjà évacué ce qui leur restait de dignité. » Parlant de la torture, il propose de donner des cendriers aux agents de police, en leur expliquant qu’« ils sont à offrir à quelques-uns de leurs collègues, fumistes de profession, qui, dans certains commissariats, demandent aux détenus d’ouvrir la bouche pour l’offrir en guise de cendrier ». A qui profite le crime ? « …Tant ils sont faits pour arranger toutes les extrémités politiques qui veulent conquérir ou se maintenir au Pouvoir. N’y a-t-il vraiment rien d’autre à dérouler sur le chemin qui mène au fauteuil que ce macabre tapis fait de ces corps d’intellectuels… ? » De la destruction du pays, il prendra l’exemple de la cimenterie de Meftah « qui a été l’objet d’un sabotage terroriste… minimum trois mois d’arrêt, s’il appauvrit un pays de plus en plus touché, s’il touche un citoyen de plus en plus appauvri, il doit bien se trouver quelque part des salopards que cela doit enrichir ». Puis, il décrira l’enterrement de Hirèche : « … Son frère répétant sans cesse : “Khad’ouna“ – ils nous ont trahis. » « Sur le chemin du retour, on voit un bourgeois, qui, les mains dans les poches, constate d’un air satisfait l’état d’avancement des travaux de sa villa » et ajoutera en montrant du doigt ceux d’en haut : « Vous trouvez normal… qu’un simple citoyen n’ose même pas faire la chaîne pour acheter son pain, alors qu’un Nahnah, Mehri ou qu’un Ben Bella ou autres énergumènes politiques peut se permettre une flânerie tranquille en ville ? » Il se posera d’ailleurs la question de savoir qui va le tuer : « J’ai parfois grande envie de rencontrer les assassins et surtout les commanditaires » car, plus encore, « je voudrais bien savoir qui va ordonner ma mort ». A un avertissement du Haut Comité d’Etat (HCE), il répondra : « Mais il y en a d’autres aussi, des moins haut placés, qui risquent leur vie… gendarme, soldat, policier et, aujourd’hui, simple citoyen… Il faut aussi qu’on se souvienne que dans notre métier, on court aussi des risques pour sa vie. » De la jeunesse, il se demande « quelle espèce de mutants sont-ils en train de faire naître les trafiquants d’armes et de drogue, les escrocs de la finance, les escrocs de la religion… » Des femmes, il dira : « Combien d’hommes incompétents ont occupé un poste que des femmes compétentes n’ont pas occupé ? » Il raconte l’histoire de cet homme qui vient de recevoir une lettre anonyme lui ordonnant de fermer sa clinique : « Je ne dors plus car je ne sais quoi faire… » Il conseille : « Confiez donc la direction de votre clinique à une femme et partez tranquille. » Pour lui, l’intolérance, c’est cette lettre de ce « combattant anonyme » qui promet une Algérie islamique en condamnant à mort cet autre lecteur, « qui avait eu la lâcheté d’indiquer son nom, d’affirmer qu’il était algérien chrétien, assumant son identité, vivant sa foi, ses convictions et ses idées… » Il en parlera encore, lors de l’assassinat des deux religieuses espagnoles : « Comment peut-on tirer sur deux femmes ? Sur deux religieuses, deux créatures de Dieu… qui voulaient faire pencher la balance du côté de la paix et de miséricorde ? Vers quel monde de ténèbres allons-nous, nous qui ne rêvons que de lumière ? » L’avenir du pays ? Il constate : « Chaque jour qui passe vaut une année de perdue… au moins dix ans de retard sur les terrains… On a reculé, tellement reculé, que dans cet élan, on va sauter la transition et aller à la révolution… » Pour conclure, il laissera cette note : « C’est aux lecteurs, à eux en particulier, que je livre ces écrits du jour le jour, modestes traces laissées par un citoyen… car la vérité est comme la justice : elle a besoin de témoins… Même les tout petits témoins qui peuvent écrire des choses qui restent et qui durent. »

 

Nazim Mekbel (EW 4 décembre 2004)

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Apw de Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 11 décembre 2007

APW de Bgayet

05 Décembre 2007

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La cérémonie d’installation du nouveau président d’Apw s’est déroulée comme prévue dans la salle de délibération.

Trois candidats, qui sont les têtes de liste, se sont inscrits pour cette élection:

1. Hamid Ferhat pour le FFS

2. Fawzi Hamoudi pour le RCD

3. Salah Derradji pour le FLN.

Les élus, au nombre de 43, ont voté à bulletin secret. Et après dépouillement des bulletins, il en ressort le résultat suivant :

1. Hamid Ferhat : 22 voix  2. Fawzi Hamoudi : 11 voix  3. Salah Derradji : 10 voix

L’addition donnant ce résultat est simple à trouver : les 6 voix obtenues pour avoir les 22 voix sont données par le RND.

Le candidat du FFS est élu président de l’Apw de Bgayet.

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APW de Béjaïa

Le RND vote FFS

La présidence de l’APW de Béjaïa a finalement échu au FFS en la personne de Hamid Ferhat qui a eu déjà à présider l’institution de 2002 à 2005.

(Par M.S). Le parti de Hocine Aït Ahmed a ainsi pu garder ce perchoir qu’il n’a plus lâché depuis 1997 grâce cette fois-ci au concours des voix RND. Un scénario pour le moins inattendu a en effet vu les 6 voix des élus du parti d’Ouyahia se rajouter à celles des 16 élus FFS pour former cette majorité absolue (22 voix) des 43 sièges qui forment l’assemblée et faire l’économie d’un deuxième tour. Le FLN, qui jusqu’à hier dans la matinée était présenté comme le véritable arbitre de ces élections, a dû finalement présenter son candidat qui ne récoltera que les 10 voix de son groupe. Même démarche pour le RCD dont les 11 élus ont opté pour leur propre candidat également après une énigmatique et vaine demande de report de la cérémonie d’installation. Interrogé sur les « secrets » de cette solidarité témoignée par les élus du RND, le nouveau président de l’APW, tout en appréciant la démarche, a nié l’existence de toute forme d’alliance, nous renvoyant plutôt au contenu d’une déclaration diffusée hier en fin de journée par les élus du parti d’Ouyahia. Celle-ci note en effet que « tenant compte de la majorité électorale » exprimée le 29 novembre dernier et après concertation avec l’instance locale du parti et l’aval recueilli auprès des notables, les élus du RND ont décidé de s’allier avec les élus du FFS pour la présidence de l’assemblée.

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Dépêche de Kabylie

APW de Béjaïa

Le RND place le FFS

Apw de Bgayet dans Apw de Bgayet 1677_48857Le FFS reprend la tête de l’Assemblée populaire de la wilaya de Béjaïa dont la cérémonie d’installation a été présidée, hier après-midi, par le wali. Hamid Ferhat a été élu président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Béjaïa à l’issue d’un vote à bulletins secrets. Il a obtenu la majorité absolue des suffrages avec vingt-trois voix, devançant les candidats du RCD (onze voix) et du FLN (dix voix) qui n’ont pas pu brasser au-delà de leurs chapelles respectives.

Le candidat du FFS a bénéficié de l’apport des six élus du RND venus s’ajouter aux voix de ses seize élus propres. Vingt-trois voix est justement le minima exigible dans cette assemblée qui compte quarante-trois membres.

C’est donc une inattendue coalition FFS-RND qui a triomphé de cette consultation.

Le parti d’Ouyahia aura bizarrement préféré placer le FFS au détriment de son allié de la coalition présidentielle. Une hypothèse possible si les six élus du RND avaient voté dans le sens d’un second tour qui aurait pu voir le RCD- on est toujours dans les hypothèses- se déterminer par défaut en faveur du FLN plutôt que de son ” frère ennemi “.

Est-ce un nouvel avatar de la défiance que nourrit Ahmed Ouyahia à l’égard du pouvoir du moment ? Voire.

Officiellement, le RND justifie son alliance par ” la volonté de la majorité électorale ” qui s’est exprimée lors du scrutin de jeudi.

A travers une déclaration distribuée aux représentants des médias, le RND explique avoir décidé de s’allier au FFS après avoir recueilli “l’ aval des notables” (sic). Il considère que le FFS qui lui doit ainsi la présidence de l’APW s’engagera à “ consacrer les idéaux de Novembre 1954, à dynamiser le développement de notre wilaya et à raviver l’espoir. ” Y-a-t-il eu tractation et deal ? Assez incommodé par ce soutien, le ” plus vieux parti d’opposition ” fait mine d’avoir découvert le renfort du RND après le dépouillement.

Le nouveau P/APW esquisse tout juste une formule de remerciement assez entendue. ” Je félicite les élus du RND qui ont consacré le principe de doter la majorité relative de la présidence de l’APW “. Amen !

Ancien maire d’Aokas , Hamid Ferhat a eu déjà à présider aux destinées de cette même APW de 2002 à 2005. Un règne marqué par une hostilité tonitruante aux ” prédateurs ” du patrimoine public de la wilaya. L’homme promet d’ailleurs de publier un nouveau livre blanc sur l’accaparement du foncier et les bénéficiaires des crédits bancaires.

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Tractations et compromis

Posté par Rabah Naceri le 11 décembre 2007

Dim 02 dec 2007

Le temps des tractations et des compromis

par Kharroubi Habib

Tractations et compromis dans Tractations et compromis spacerMaintenant que les urnes ont rendu leur verdict en attribuant à chaque formation son pesant électoral, il va s’agir pour les nouveaux élus dans chaque commune de procéder à l’élection du président d’APC et de son exécutif.

Là où des partis ont obtenu la majorité absolue ou même relative, l’opération ne devrait en principe poser aucun problème, le choix ayant été déterminé par avance par la formation concernée et en somme entériné par les électeurs. Ailleurs, et c’est dans la grande majorité des municipalités, il va falloir négocier entre formations.

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Le FLN : encore LUI

Posté par Rabah Naceri le 11 décembre 2007

LE FLN, ENCORE LUI

De trop nombreux enseignements et analyses sont à tirer de ce scrutin qui s’est déroulé dans des conditions relativement acceptables, si l’on excepte le fait que le peuple était quand même le ” grand absent “. C’est un Zerhouni souriant, visiblement satisfait de lui, qui a pris place, hier, au grand salon de l’hôtel Aurassi pour donner les résultats préliminaires des élections locales de ce 29 novembre en attendant que ces derniers soient confirmés dans les 48 heures par les commissions de wilaya, relevant du ministère de la Justice

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Histoires banales

Posté par Rabah Naceri le 10 décembre 2007

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du jeudi 15 novembre 2007

Histoires banales

par Ali Brahimi *

Histoires banales dans Histoires banales spacerL’année 2007 est celle des élections. Le 17 mai, c’était les législatives. Le 29 novembre prochain est le rendez-vous des communales et wilayales. La campagne électorale débutée cette semaine semble reprendre, à quelques variantes près, le même répertoire des parlementaires.

C’est ce que l’on a ressenti de l’ambiance du début de cette opération, ainsi que les premières écoutes des sujets développés. Cet état de fait nous démontre clairement, l’indigence de ces organisations à pouvoir imaginer des ressorts de mobilisation accrue et propos pertinents, susceptibles de rehausser ces unités territoriales, à un autre niveau de contenance que celui qui avait mené – par la force des entourloupettes notamment des partis dits « coalisés » dissimulant d’autres desseins aux antipodes des préoccupations insistantes de la société – aux résultats, prévisibles, du 17 mai. (1)

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Electeurs sans … électeurs

Posté par Rabah Naceri le 10 décembre 2007

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Algérie :

des élections sans… électeurs !

Toutsurlalgerie.

Par said kaced le 08/11/2007 à 08:46

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La campagne officielle pour les élections locales du 29 novembre prochain démarre aujourd’hui dans l’indifférence quasi générale. Des partis et des candidats indépendants vont battre la campagne pendant trois semaines pour essayer de s’attirer les faveurs des électeurs définitivement lassés par ces simulacres de scrutins où les jeux sont faits d’avance et les sièges dans les assemblées «élues» préalablement partagés au cours de réunions informelles.

Les principaux gagnants sont connus : les partis de la coalition présidentielle – FLN, RND et MSP – qui se tailleront, cette fois encore, la part du lion ; en laissant aux partis d’opposition assez de miettes pour qu’ils pensent, eux aussi, avoir sauvé leurs «bastions» et leur droit à continuer d’exercer la politique dans un pays où chaque consultation populaire est une épreuve de trop.

Les Algériens ont assimilé durablement que leur destin ne se décidera pas dans les joutes électorales confisquées et qu’il ne sert à rien de glisser son bulletin dans l’urne. Cette désaffection de la population pour la chose électorale est du pain béni pour le pouvoir en place.

Depuis la chute du mur de Berlin, le totalitarisme n’a pas disparu partout, mais s’est mué subtilement en façade de démocratie sauf dans les régimes promis au monolithisme éternel. Nos gouvernants avaient très tôt compris que la vague de démocratisation risquait d’emporter leur précieux, mais frêle attelage. Ils avaient décidé de laisser «respirer la cocotte» pour éviter une implosion qui pouvait déboucher sur une véritable transition au régime régnant.

Au lieu de cela, «l’ouverture» savamment diligentée – de manière «responsable» – a produit un ersatz d’expression démocratique : un multipartisme débridée sans alternance au pouvoir avec la complicité, volontaire ou pas, des partis et une cascade d’élections… sans électeurs ! Le rêve absolu pour tous les totalitaires en herbe recyclés en démocratie se réalise lorsque les campagnes électorales pour des scrutins si importants – les mairies et les régions sont au cœur de la vie de la cité – passent sans être vues et que les jours d’élections sont tristes à mourir.

«Après tout, nous ne tiendrons pas la main aux électeurs !», vous diront, goguenards, les «organisateurs» de scrutins alibis. Alors que se profile une élection tronquée, que le pouvoir validera quel que soit le taux de participation comme de coutume, devrions-nous nous résigner à la mort lente d’une si jeune démocratie ?

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Les électeurs réticents à Bgayet

Posté par Rabah Naceri le 10 décembre 2007

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Les électeurs réticents à Béjaïa

Sur les 137 217 lettres adressées à près de 300 000 abstentionnistes lors des partielles d’octobre 2005, un tiers n’a pas répondu à la question du département de Zerhouni.

La proximité a dicté à quelques candidats, en campagne électorale à Béjaïa, d’aller chercher l’adhésion des électeurs réticents, même dans les recoins des quartiers. L’enjeu en Kabylie est d’abord de convaincre les gens de l’utilité de l’acte de vote, notamment après le désintérêt lors des dernières législatives. Une abstention qui a été plus importante cependant dans les partielles du 24 novembre 2005. C’est sur les résultats de celles-ci que l’administration a préféré se baser dans son action consistant à adresser des lettres aux abstentionnistes. Une initiative que le ministère de l’Intérieur a lancé pour « comprendre » le pourquoi du fort taux d’abstention. « 137 217 lettres ont été remises à Algérie Poste pour leur acheminement aux abstentionnistes. 85 541 nous ont répondu », apprend le directeur de la réglementation et de l’administration générale (DRAG), Mohamed Allalou, lors du forum hebdomadaire de radio Soummam. Ainsi, ce sont plus de 51 000 électeurs supposés non votants en 2005 qui n’ont pas encore jugé utile de répondre à la question de la DRAG, celle de savoir s’ils gardent toujours leur lieu de résidence. Leur sort ? « Ils seront radiés des fichiers électoraux », répond M. Allalou. Selon lui, cela n’a pas été encore fait puisque l’opération d’envoi des lettres, suspendue, reprendra après les élections du 29 novembre. Au moins 152 915 autres électeurs devront être destinataires du même courrier puisqu’en octobre 2005, ils étaient près de 300 000 électeurs à n’avoir pas voté dans la wilaya. Ira-t-on jusqu’à vider ainsi le fichier électoral de milliers de noms dont certains ont été destinataires de ce courrier par erreur, parce qu’ayant pourtant voté ? « Nous procéderons à des vérifications d’abord », précise le DRAG. Autre question : une telle initiative ne risque-t-elle pas d’être mal prise par les électeurs qui défendent le principe que le boycott ou l’abstention est aussi une forme d’expression, un droit ? Leur désapprobation risque de s’exprimer le 29 novembre. Pour le moment, l’opération de la révision du fichier électoral a donné lieu à un corps électoral de 497 426 inscrits, soit 50 000 électeurs de plus que lors des dernières législatives. Le dispositif, lui, a dégagé un bureau et 6 centres de vote de plus qu’en mai dernier. « Nous n’attendons que les électeurs », affirme des sources dans l’administration. En attendant, le scrutin intéresse, entre autres, 40 P/APC, 41 vice-présidents et 129 autres élus qui se représentent pour la course à un autre mandat. En tout, 3638 candidats, dont seulement 20 femmes, sont en course dans les 52 APC et 520 candidats dont 24 femmes le sont pour l’APW. Une semaine après son démarrage, la campagne électorale ne promet pas cependant beaucoup sinon de perpétuer la traditionnelle pollution graphique à travers l’affichage anarchique. Pourquoi l’administration ne sévit pas ? La question a été posée au DRAG. L’administration se dit impuissante devant ce fléau et rien n’est prévu dans ce sens au titre des dispositions pénales dans la loi organique relative au régime électoral sinon que « des surfaces publiques réservées à la publication des listes électorales sont attribuées équitablement à l’intérieur des circonscriptions électorales » et que « le wali veille à l’application des dispositions énoncées à l’alinéa ci-dessus », stipule l’article 178. « Nous ne pouvons pas mettre un gendarme devant chaque site », a répondu le DRAG. Un vide qui donne libre cours à l’anarchie. Les murs de Béjaïa sont déjà plus sollicités que les 36 sites officiels qui ont été mis en place dans la ville. C’est le même topo à travers la wilaya où la campagne électorale, parce que de proximité, ne se déroule pas forcément dans les 50 salles, 35 stades et 152 places publiques que l’administration a dégagés pour la circonstance.
K. Mejdoub

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Le pouvoir perdu des élus

Posté par Rabah Naceri le 10 décembre 2007

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18 novembre 2007

Élections locales 2007 : l’autre face de l’Algérie

Le pouvoir perdu des élus

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De nouvelles assemblées locales seront installées au lendemain du scrutin du 29 novembre et devront s’atteler à mettre en application leur programme de campagne.

Les attentes de la population sont importantes et les appréhensions des futurs élus quant à la difficulté de leur mission se sont accentuées. Que reste-t-il des prérogatives des élus locaux et quelle aide peuvent-ils trouver auprès de l’administration locale, notamment la daïra ? Même si l’on ne trouve aucune trace de cette autorité intermédiaire dans le texte du code communal, qui évoque plutôt l’autorité de wilaya, l’on assiste à chaque mandature à un étrange corps-à-corps entre la daïra et la commune.

En sollicitant l’avis des édiles sortants, l’on constate la place de l’administration de daïra chez les élus locaux. Conçus pour rapprocher la population des pouvoirs publics, les services déconcentrés de l’Etat sont perçus par les exécutifs communaux comme une « entrave bureaucratique supplémentaire », qui fait perdre du temps et de l’argent. L’unité de temps, c’est le trimestre, dont les deux tiers sont pris dans l’acheminement du courrier entre la daïra et la wilaya et inversement. L’argent, ce sont des milliards débloqués en projets sectoriels et reversés en fin d’exercice au Trésor public, faute de réalisation. Au vu du tableau dressé par les élus locaux sur les conditions d’exercice de leur mandat, il apparaît qu’une victoire électorale n’est rien d’autre que le début d’un échec. Dépouillés de leurs prérogatives, lâchés dans le vide par les administrations publiques, les élus locaux collectionnent les ratés et récoltent la colère d’une bonne partie de leurs administrés. La fermeture des sièges d’APC est devenue, ces dernières années, le moyen d’expression le plus répandu au sein des comités des villages. Tout est fait pour que le développement local soit bloqué et pour que la moindre réparation sur le réseau AEP ou la réfection d’une route dépassent les moyens d’un Etat pourtant riche, qui croule sous les recettes pétrolières.

La réalité du terrain

Au début était la loi, celle du 7 avril 1990, relative à la commune et à l’Assemblée populaire de wilaya. Le texte confère à la commune la mission de développement tous azimuts. « La commune élabore son plan de développement à court, moyen et long termes », stipule l’article 86 du code communal. L’assemblée locale a des missions de développement dans tous les secteurs. « La réalisation des établissements de l’enseignement fondamental relève de la compétence de la commune » (art. 97). « La commune prend en charge la réalisation et l’entretien des centres de santé et des salles de soins » (art. 100). Non seulement les communes ne construisent plus d’écoles, mais elles n’arrivent même pas à chauffer les salles de classe en hiver. Des salles de soins construites en d’autres temps sont laissées à l’abandon, les communes ne pouvant même pas assurer le gardiennage. Entre la vocation inscrite dans les textes et la réalité du terrain, le fossé est devenu abyssal. Les budgets affectés par les autorités centrales à des communes en majorité sans ressources couvrent essentiellement les salaires et les dépenses obligatoires, comme le carburant. Ces dernières années, l’administration a choisi la facilité en allouant la même cagnotte aux communes, qu’elles soient peuplées de trois mille ou de trente mille habitants. D’autres chapitres du code communal fixent de nombreuses compétences que les assemblées locales n’exercent plus. Des dispositions réglementaires, en relation avec la sécurité, sont abrogées dans les faits, avec la mise en place des lois liées à la conjoncture nationale. L’article 74 de la loi stipule : « Le président de l’Assemblée populaire communale peut, en cas de besoin, requérir les forces de police ou de Gendarmerie nationale territorialement compétentes suivant les modalités définies par voie réglementaire. » Dans les faits, le président d’APC ne peut pas requérir le moindre garde communal même en cas d’agression physique au siège de l’APC. « Un plan Orsec ne peut pas être enclenché au niveau de la commune parce que les services de sécurité ne répondent pas », indique le P/APC sortant d’Aghrib (RCD). Des instructions de l’administration centrale ne trouvent pas d’application sur le terrain pour les mêmes raisons. Au plus fort de la menace de la grippe aviaire, l’APC d’Aghrib n’est pas arrivée à requérir la force publique pour faire expulser un marchand de volailles d’un marché hebdomadaire. « Ce sont les employés de la commune qui ont accompli cette tâche », rappelle l’ex-P/APC, M. Yermèche. Pourtant, la responsabilité de la commune est engagée vis-à-vis de l’Etat « lorsque les précautions prévues à sa charge par les lois et règlements ne sont pas prises » (art.140). Ce n’est pas le statut oublié d’officier de police judiciaire que les P/APC regrettent le plus. Ce sont les blocages bureaucratiques, entravant la gestion des affaires les plus anodines, qui exaspèrent les élus locaux. Notre interlocuteur, l’ex-P/APC d’Aghrib, cite un épisode lamentable où une délibération a été gratuitement bloquée par la daïra d’Azeffoun. « Nous avons décidé en assemblée d’affecter un excédent de recettes pour prendre en charge des factures de la commune. Le refus de la daïra a traîné pendant trois mois. Le temps que notre recours soit accordé par la wilaya (DAL), le budget supplémentaire était déjà arrivé », déplore M. Yermèche. Les problèmes liés à l’interprétation des textes et au retard dans le transfert du courrier seraient évités si la commune s’adressait directement à la wilaya, affirme notre interlocuteur. Parfois, c’est la guerre des prérogatives, entre le chef de daïra et l’élu local. Ce dernier doit s’affirmer, dans pareil cas, pour faire reculer les interférences du représentant de l’administration. L’ex-élu d’Aghrib cite le dossier de l’habitat rural. « Nous avons refusé de toucher aux listes des bénéficiaires de l’aide à l’habitat rural, comme le voulait la daïra. Nous avons estimé que l’administration devrait assouplir les procédures et bousculer ses services techniques au lieu d’exclure les citoyens qui n’arrivent pas à lancer leur construction », dit M. Yermèche. En lieu et place de la coercition et des lenteurs administratives, la commune aurait voulu trouver plus de coopération auprès de la daïra.

Manque de moyens

Les requêtes dorment dans les tiroirs. « Nos doléances au sujet de l’AEP, des travaux publics et de l’agriculture n’ont jamais abouti. La daïra d’Azeffoun aurait pu appuyer nos demandes auprès des subdivisions limitrophes, desquelles nous dépendons en matière de routes, d’eau et d’agriculture. Nos correspondances se perdent en cours de route », déplore notre interlocuteur. C’est la rareté des moyens qui met la commune dans cette position d’attente, de dépendance. Parce que inscrit à l’indicatif de l’administration des travaux publics, en projet sectoriel, la réalisation de deux simples ouvrages sur la RN 71 n’a pas été achevée depuis un an et demi. « Nous l’aurions réalisée en deux mois, si l’opération a été affectée en programme communal », souligne l’ex-P/APC. Même son de cloche auprès des élus de l’autre parti d’opposition qui a eu à gérer les affaires publiques, le FFS. « La gestion des affaires de la wilaya échappe au contrôle des élus », nous dit le président d’APW par intérim, M. Aït Ali. La commission d’enquête mise en place par l’Assemblée populaire de wilaya au sujet de l’exploitation des agrégats de l’oued Sébaou n’a pas eu accès à toutes les informations en relation avec le dossier, déclare-t-il. « Les services concernés ne nous ont transmis que ce qu’ils ont voulu nous transmettre. Nous ne savons pas, par exemple, si les sablières se sont conformées au cahier des charges s’agissant du volume d’extraction », souligne M. Aït Ali. L’APW a exercé cette prérogative de constituer une commission d’enquête, mais sans influer sur le cours des événements et le processus décisionnel. « Elle (commission) présente les commissions de l’enquête à l’Assemblée populaire de wilaya. Le président (de l’APW) en informe le wali et le ministre de l’Intérieur », stipule l’article 57 du code de wilaya. Les élus ont juste le rôle d’« informer », puis de reprendre leur siège. L’administration se saisit des conclusions pour les laisser en dormance aussitôt. « L’élu à l’APW peut prendre une initiative mais ne peut pas décider. Nous ne sommes qu’un organe délibérant, et seule une décentralisation des pouvoirs peut conférer à l’APW un pouvoir exécutif, seule manière d’améliorer la situation et le vécu des populations », note M. Aït Ali. Mais c’est compter sans le retour récurrent au pouvoir d’Ahmed Ouyahia, « chantre de la centralisation ». Le P/APW accable l’ex-Premier ministre qui a « procédé à la réduction des prérogatives des élus par touches successives ». Dans la distribution des logements, c’est le chef de daïra qui préside la commission d’attribution au niveau local et le wali préside la commission de recours. Le conseil d’administration de l’agence foncière de wilaya, mise en place malgré la vaine opposition du FFS, est présidé également par le wali, le P/APW n’étant que simple membre. Parfois, le FFS, majoritaire à l’APW, se met en phase avec le RCD, pour se pencher sur une question de l’heure intéressant la population, mais finissent par plier, de concert, devant l’autorité de wilaya. En mars 2006, à l’initiative du RCD, un débat sur l’insécurité dans la wilaya a été inscrit à l’ordre du jour d’une session de l’APW. « L’administration a sorti l’arme fatale de l’état d’urgence pour nous signifier que la question sécuritaire dépassait les attributions de l’APW », indique le président intérimaire. Parfois, le dossier n’a rien de sensible et l’avis de l’administration est pareillement négatif, sous une forme moins directe. Comme le refus de délivrance de visas, en 2003, à des intervenants étrangers invités par l’APW à un séminaire international sur le développement local devant se tenir à Tizi Ouzou. La rencontre n’a pas eu lieu. « Tout ce qui vient de l’opposition démocratique est suspect aux yeux de l’administration, même quand il s’agit d’une simple rencontre d’économistes et d’universitaires à propos des questions de développement », souligne M. Aït Ali.

Djaffar Tamani

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Abstention et bizness politique

Posté par Rabah Naceri le 10 décembre 2007

Quotidien d’Oran

Elections locales

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Le parti de l’abstention et le bizness de la politique

par M. Saâdoune.Quotidien d’Oran du 08 novembre 07

Abstention et bizness politique dans Abstention et bizness politique spacerC’est, paraît-il, parti. La campagne pour les élections locales du 29 novembre 2007 commence avec 23 partis en lice pour 1.531 APC et 48 assemblées de wilaya. La majorité des électeurs a l’esprit ailleurs et la seule question politiquement intéressante est de connaître si le niveau d’abstention record officiel enregistré aux dernières élections législatives sera égalé ou dépassé. Le plus grand « parti » algérien est celui des abstentionnistes.

Lire la suite… »

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Pour quel intérêt ?

Posté par Rabah Naceri le 10 décembre 2007

Où est l’intérêt

des élections du 29 novembre 2007 ?

par Rabah Naceri

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Un autre rendez-vous est pris pour le 29 novembre 2007 pour élire des candidats au niveau des 52 communes de la wilaya et aussi d’élire une Assemblée Populaire de Wilaya.

Ces élections prochaines semblent se dérouler dans une ambiance de totale indifférence à croire que la population n’est guère concernée. L’agitation est relevée au niveau des formations politiques où l’on enregistre des batailles rangées et que dans certaines formations comme le FFS et le FLN de Bgayet les candidats en sont arrivés aux poings pour arracher des places dans les listes communales surtout.

En marge de toutes ces agitations internes qui font l’actualité de la rue, les citoyens de la ville se posent beaucoup de questions sur les raisons qui justifient ces bagarres pour arracher des places honorables dans les listes électorales.

Je rejoins l’inquiétude des citoyens en me posant la question suivante: que peuvent bien défendre les futurs candidats sachant pertinemment que les codes de la commune et de la wilaya ne sont pas encore finalisés, pas même revus?

Donc si les candidats ne connaissent pas le contenu du code communal , donc cela suppose , dans une première analyse, qu’ils s’inscrivent consciemment dans le voyage vers l’inconnu. Car ils (les élus) seront appelés à gérer les affaires publiques sans savoir quelles sont leurs prérogatives et quelles sont leurs marges de manoeuvres. Ce qui revient à dire que ces futurs élus sont entièrement d’accord à prendre leurs futures responsabilités sans en avoir pris connaissance de leur contenu.

Cette attitude dénote de l’irresponsabilité manifeste et nous révèle au passage que tous ces candidats ont dans leurs poches un programme personnel à défendre qui est loin de servir les intérêts des citoyens.

Cette culture de se servir semble être enracinée dans les moeurs des Algeriens et ne cesse d’entamer la confiance populaire et éloigne chaque jour un peu plus les citoyens des élus qui sont censés être les représentants légitimes mais surtout leurs défenseurs.

Au risque de me tromper dans mes prévisions, nous risquons d’aller vers un taux d’abstention supérieur à celui des législatives du 17 mai 2007 qui est estimé à 17 % dans notre wilaya alors qu’il ne dépasse pas les 10 ou 12 %.

Si cette catastrophe venait à se réaliser, quelle serait la légitimité de ces élus et quel serait leur poids devant les responsables de l’exécutif. En un mot, que peut représenter un P/Apc de Bejaia élu avec 2000 ou 2500 voix lorsqu’il est à table avec un chef de daïra ou un représentant d’une direction ?

La médiocrité a la peau dure dans notre pays et cela continue !!

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